Warning: Creating default object from empty value in /home/fataftp/fataelpresidente.com/wp-content/themes/unsigned/functions/admin-hooks.php on line 160

Biographie

fata - light

De son vrai nom Moustapha Gningue, Fata est né à Saint-Louis en 1976. Son enfance paisible, baignant au quotidien dans la musique sous toutes ses formes dans le quartier de Diamaguène connait un tournant décisif quand il perd sa maman alors qu’il n’avait que 5 ans.

Ceux qui l’ont vu grandir disent qu’il était un enfant agréable, toujours souriant et serviable, curieux et intelligent, plus attiré par les discussions de ses ainés que par les jeux de ses pairs. Son adolescence va être rythmée  par des tumultes par moments. Ce jeune garçon jusque-là, docile, couvé avec amour et affection par les siens, (sa grand-mère, ses tantes et oncles) pour ne pas qu’il ressente l’absence de sa mère, devient du jour au lendemain rebelle, insoumis.
Avec le temps on comprendra que cela n’était rien d’autre que l’expression d’une forte personnalité qui s’affirmait au grand jour et qui hurlait de toutes ses forces son désir de se faire entendre, se faire comprendre.

fata album rafrique

fata album rafrique

C’est alors tout naturellement qu’il trouve dans le rap des flots qui semblaient être taillés sur mesure pour sa rébellion et il décide de voguer dessus contre vents et marées. Il fait ses premiers pas dans cette forme de musique alors qu’il a à peine 12 ans. La toute première fois arrive alors qu’il est en classe de sixième à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de foyer de son collège le CEM Henry Guillabert de Saint-Louis. L’adolescent, téméraire et courageux, se propose de monter sur scène pour présenter son premier spectacle, alors qu’il n’avait préparé aucun texte… Il reprend alors une publicité d’une marque de dentifrice très prisée à l’époque. La réaction du public revigore le jeune homme qui alors s’élance dans la recherche de modèles, de source d’inspiration. C’est ainsi qu’il se met à écouter Mc Solaar, Benny B et d’autres pionniers du rap américain. De mots en vers, il écrit ses premiers textes, sa voix se raffermit et l’horizon se dégage dans sa tête. Il venait de trouver sa voie. Il ne la lâchera plus.

Alors commence cette longue traversée très connue des rappeurs, marquée par la recherche inlassable d’auditoire, de spectacles. Cependant ses virées nocturnes de plus en plus fréquentes ne sont pas du gout de son oncle, plus convaincu de la pertinence de cette bonne vieille éducation saint-louisienne que par les talents artistiques de son neveu. Le bras de fer risque de durer encore et encore, alors le jeune homme choisit de partir s’installer à Dakar.

IMG_8359Si Fata opte pour le rap (au lieu du football qui était une passion pour lui) c’est tout simplement qu’au plus profond de lui, cette musique répond le plus à sa soif de parler, de crier ses envies, ses coups de colère, ses vœux de vivre dans une société plus juste, plus enracinée et plus à même de nourrir notre spiritualité.
En 1995, avec son compère Gokou, Ils fondent le groupe CBV (Coups et Blessures Volontaires) en référence à un article du code pénal sénégalais qui avait valu à celui ci un séjour en prison…
En 2001 ils sortent leur première production intitulée « Or Klass », en double-album qui est alors nominée meilleur album de l’année. Parallèlement Fata apparait dans plusieurs compilations et fait de multiples featurings qui consacrent ses premiers grands succès et une porte vers plus de renommée. Désormais, il faut compter avec lui.
Sa première grande triomphe arrive grâce au titre ‘bul saalit’ de Viviane NDOUR avec Pacotille). Ce titre, en un temps record devient le morceau préféré des sénégalais et fait le déclic dans la tête du rappeur : c’est peut-être là la voie à suivre, le filon à creuser…

Il décide alors de faire une fusion entre le rap et le mbalax. Pour cela il s’inspire des « taasu » (chant rythmique wolof, rapide et saccadé) que d’aucun considèrent comme les origines lointaines du rap. Pour justifier ce choix, il dira « Le hip hop ne peut pas et ne doit pas être un concept exclusivement occidental, il fallait se l’approprier et en faire nôtre ». Et pour ce faire, il prône le mélange des genres hip hop & mbalax, en reformatant le rap et en y intégrant notre culture, nos rythmes locaux comme le taasu, kebatu, xaxar… Le mbalax étant une musique populaire, il est tout à fait le plus  judicieux et de loin, plus l’outil original pour quiconque qui veut toucher le maximum de public au Sénégal et ailleurs et élargir ainsi les frontières du rap et accroître sa portée.
Cela va lui valoir des attaques de toutes sortes de la part de ses détracteurs mais Fata est bien convaincu de son choix et rien ne peut le distraire d’autant plus qu’il sait que le rap risque d’atteindre un niveau de saturation tel, qu’il atteindra inévitablement son apogée ; il faut alors l’enrichir, l’étoffer pour lui donner un nouveau souffle.

 

Fata ELprezy et une bonne partie de la crème du hip hop lors des 20 ans de célébration.

Fata ELprezy et une bonne partie de la crème du hip hop

Pour matérialiser cela, il multiplie les collaborations avec d’autres musiciens dans son album qui marque sa carrière solo intitule R’Afrik en 2005, qui n’est rien d’autre qu’une invitation au retour à nos valeurs, à l’essence de notre identité, à l’Afrique la Terre-Mère. Ainsi, en plus de Viviane et Pacotille, il collabore dans plusieurs reprises avec Omar Pene et le Super Diamono. Par ailleurs on peut ajouter à cette liste entre autres, Abdou Guité Seck, Fou Malade, Youssou NDour, Gokh-Bi System, Carlou D, Daara J,  Abdou Thioubalo, Ruff Ryders, Tonyblackman. Ainsi que tous les rappeurs sénégalais, Fata peut aisément prétendre être parmi ceux qui ont fait le plus de featurings avec d’autres artistes. Et pour lui c’est une immense fierté.

fata the light

fata

A ses débuts, son rap est très engagé politiquement cependant il s’oriente progressivement vers une approche essentiellement centrée sur des thèmes sociaux. Il lui faut sensibiliser les populations sur les actions de leur vie quotidienne et essayer de les éduquer pour améliorer leur condition de vie. Il lui faut faire l’éloge des personnes de bonne moralité, des attitudes constructives et respectueuses des autres  et des règles et valeurs de notre société. En effet, le rappeur ne peut rester indifférent à la détérioration des mœurs causée par une modernisation aliénante au mépris de nos valeurs et de nos traditions au point de faire de nous des acculturés à la poursuite d’un idéal illusoire et sans rapport avec notre propre identité, nos propres valeurs.
Fervent croyant et épris d’une profonde admiration pour le prophète Mouhamad il trouve son inspiration dans sa foi et dans l’amour que lui portent ses admirateurs. « Le rap est la musique qui m’a construit. Grace à cette musique j’ai le respect et l’admiration de gens que je ne connais même pas, je me dois de mériter cela ».